Si tout n’est pas parfait, Souffelweyersheim et Gries-Oberhoffen offrent déjà quelques garanties, au cœur d’une préparation qui n’épargne pas les organismes. Alors que le BCS a encore quatre semaines pour effectuer les ajustements nécessaires, le BCGO n’en a plus que deux, mais est loin d’être en retard.
Il est des matches qui n’ont d’amicaux que le nom. Âpres, engagées, intenses, voire même viriles sur certaines séquences, les trois rencontres qui se sont déroulées ce week-end, à l’occasion du tournoi de Souffelweyersheim, ont permis de vérifier que préparation et esprit de compétition n’étaient pas forcément incompatibles.
Sans, bien sûr, qu’il faille accorder une importance particulière aux résultats finaux, le BCS et le BCGO se sont donné quelques pistes à explorer.
« Un collectif ne se met pas en place en un mois »
Les deux meilleurs “ennemis” du basket bas-rhinois ont d’abord commencé par en découdre, vendredi soir, pour ce qui constituait leur deuxième confrontation d’avant-saison (le BCS a pris sa revanche, 73-62, après avoir été battu lors du premier acte, 63-45).
Les défenses, rassurantes des deux côtés, ont aidé les joueurs à compenser plusieurs écueils : un rebond défaillant pour Gries ; une mauvaise utilisation du ballon pour Souffel.
« Ils nous ont repoussés dans nos retranchements et ont mis en exergue nos difficultés, se félicitait presque François Ladenburger, l’entraîneur griesois, à l’issue de la partie. On s’est donné sans compter, quitte à être désordonnés et à finir dans le rouge. C’était un très bon test pour nous. »
Celui du lendemain, ponctué par une victoire aux dépens de Charleville-Mézières (N1) – tout juste relégué de Pro B – s’est révélé encore plus significatif (64-63).
Les Griesois n’ont plus que deux semaines avant de débuter leur championnat de Nationale 2. Mais, compte tenu de la solidité collective déjà affichée par un groupe inchangé à l’intersaison, on est en droit de penser que le BCGO sera fin prêt pour attaquer les festivités le 17 septembre (réception de l’US Charitoise).
Pour le BCS, qui évolue un cran au-dessus, c’est moins évident. L’équipe coachée par Stéphane Éberlin doit encore gagner en cohésion et l’anecdotique défaite concédée hier face à Charleville-Mézières (71-70) est venue le lui rappeler.
Mais elle a quatre semaines pour y parvenir. « Trois joueurs majeurs ont intégré notre effectif (*), il faut que les réglages s’opèrent, constate l’entraîneur souffelois. Un collectif ne se met pas en place en un mois. À l’heure actuelle, nous ne sommes pas constants sur quarante minutes. Il y a encore beaucoup de boulot. »
C’est la période qui veut ça…
AMAURY PRIEUR
Sources : www.dna.fr








