Et soudain, tout a basculé!

Du beau jeu, de l’intensité, une salle pleine et même une mascotte qui, à trop remuer son postérieur, oblige à retirer un lancer-franc : ce BCGO-WOSB avait bien la saveur d’un derby au sommet. Avec, en plus, une grosse pincée de suspense, il en est même devenu délicieux dans la dernière minute.

Revenus de nulle part ou presque, les Griesois croyaient avoir fait le plus dur lorsque leur arrière Kasperzec se présentait sur la ligne des lancers-franc pour porter l’avance des siens à quatre unités. Mais le Franco-Polonais ratait l’occasion de tuer le match en ne convertissant qu’une seule de ses tentatives (72-69).

Sur l’offensive suivante, d’un tir derrière l’arc, son homologue du WOSB, Gentil, en profitait pour remettre les deux équipes à égalité (72-72).

À vingt secondes du terme, les hommes de François Ladenburger semblaient avoir encore toutes les cartes en main avec l’ultime possession à jouer, mais ils perdaient la balle et, sur un ultime rush dans la raquette, Aunis s’arrachait pour décrocher le tir victorieux à 0 »4 du buzzer (74-72).

En vingt secondes, tout avait basculé. « Ca s’est joué sur un coup de dé », reconnaît, tout sourire, Thierry Boess, le coach du WOSB.

« C’est le basket, c’est la beauté du sport, avoue très sportivement son alter ego du BCGO. Ils ont mérité cette victoire plus que nous ».

« On a joué trop vite à ce moment-là»
Les Griesois étaient pourtant bien entrés dans la partie, en prenant d’entrée les commandes (13-5, 6e’). Grâce à deux paniers hors de la peinture de Majstorovic et Kaerle, ils possédaient même une petite avance à la fin du premier acte (24-17).

L’écart allait pourtant fondre très rapidement, à la faveur d’un 12-0 du WOSB bien orchestré par un Gentil en très grande forme samedi (24 points).

« On a joué trop vite à ce moment-là, explique François Ladenburger. Les consignes étaient de ne pas les installer dans un rythme élevé où ils sont à l’aise, on ne les a pas respectées ».

À la mi-temps, les visiteurs avaient repris le dessus (46-41) et semblaient même bien partis pour l’emporter avec huit longueurs d’avance à un quart-temps de la fin (62-54, 30e’). Kaerlé, puis El Khir, enfin à son aise, redonnaient pourtant espoir au BCGO (62-62, 33e’) avant l’issue que l’on sait.

« Ca prouve que l’on peut jouer toutes les équipes les yeux dans les yeux, savoure Thierry Boess. La montée ? Non, on n’y pense pas encore mais on ne se fixe plus de limite. »

De son côté, le coach griesois ne voulait pas voir en ce revers à domicile la fin des espoirs de play-offs. « C’est sûr que ce résultat nous met en difficulté mais il reste sept matches. Il va maintenant falloir que l’on se rattrape par une victoire à l’extérieur ».

Thibaut Gagnepain