La revue de presse du lundi matin

NATIONALE 2 : La maîtrise de Gries Journal DNA

En réalisant certainement leur prestation collective la plus aboutie depuis le début de la saison, les joueurs du BCGO ont réussi à préserver leur invincibilité à domicile face au FCM.

L’entame de match est marquée par une certaine crispation de part et d’autre. Les deux équipes, pourtant parmi les meilleures attaques de la poule, cherchent avant tout à contenir la puissance offensive de leur adversaire si bien que le score évolue lentement (3-3, 3e’, puis 8-7, 7e’). Le BCGO, qui avait dans un premier temps amené le ballon à l’intérieur sur un Sébastien Kancel dominant, se détache quelque peu en fin de quart-temps grâce à deux tirs primés signés Kasperzec et Lazare (14-9, 10e’).

Randy George en vue
Mais, le mobile intérieur mulhousien Randy George, très en vue en première mi-temps (12 points au repos), donne du fil à retordre à la défense griesoise et permet à son équipe de prendre les commandes (16-17, 15e’). Les locaux, appliqués et solidaires défensivement, sont en panne d’adresse en attaque et voient les hommes de Jamel Benabid prendre un léger avantage (20-26, 18e’) et virer en tête au repos (23-28, 20e’).

Au retour des vestiaires, le BCGO, toujours aussi solide défensivement, rectifie le tir en attaque et trouve régulièrement Majstorovic à la conclusion (33-28, 24e’). À peine le temps pour Mario Porter, muselé par Huttel et Dieye tout au long de la partie, d’ouvrir son compteur, que le BCGO repart de plus belle, alternant avec justesse les phases de jeu rapide et les phases de jeu placé (43-34, 28e’). À l’issue de ce troisième quart-temps, remporté 24 à 9, les hommes de François Ladenburger prennent une option sur la victoire finale (47-37, 30e’).

Ces bonnes dispositions sont confirmées dès l’entame de la dernière période par un acharnement défensif de chaque instant. Contestant toutes les passes, arrachant tous les ballons, les Verts finissent par faire abdiquer Kévin Walter et ses coéquipiers. Une dernière accélération signée Majstorovic et Lazare scelle le score final (60-51, 40e’).

Le FC Mulhouse maudit Journal l’Alsace

Après s’être incliné au WOSB il y a 15 jours, le club mulhousien ade nouveau chuté avant-hier à Gries(60-51) pour son second et dernier déplacement dans le Bas-Rhin.
Heureusement pour lui, le FC Mulhouse ne retournera pas dans le Bas-Rhin cette saison. Déjà battue au WOSB il y a 15 jours lors du premier derby interdépartemental (79-75), l’équipe de Jamel Benabid a essuyé son quatrième revers de la saison avant-hier à Gries à l’issue d’un match qu’elle aurait certes pu remporter, mais qui a finalement récompensé l’équipe la plus constante, le BCGO.

D’une bien piètre adresse en début de partie, les deux clubs se sont d’abord évertués à bien défendre. « Je ne sais pas si c’est l’accumulation de défaites à l’extérieur (4 sur 5), mais je sentais mes joueurs tendus », observe le coach griesois François Ladenburger. « En seconde mi-temps, nous avons joué plus relâchés et même si l’adresse n’a pas toujours été au rendez-vous (35 % de réussite), nous avons compensé par la combativité. Notre travail de sape a fini par payer. »

Gries a atteint ses cibles
Malgré un gros déchet au shoot, les Verts avaient déjà été les premiers à embrayer (16-9 à la 11e). Mais comme souvent ces derniers temps, le FCM démontre qu’il est capable d’accélérations fulgurantes. Un 8-0 lui permet de passer devant (16-17 à la 15e) et même de prendre un léger ascendant à la pause grâce, notamment, à la patte de Randy George (23-28). « Nous avions ciblé Kévin Walter (7 pts seulement, inscrits dans le dernier quart), Mario Porter (7 aussi, tous en seconde période) et Jérémy Bichard (5). Nous avons réussi notre coup », dira après-coup F. Ladenburger. « C’est vrai, George nous a fait mal (17 pts, dont 12 en première mi-temps), mais il s’est éteint après le repos. »

Il n’est pas le seul. Comme trop souvent aussi, les Mulhousiens vont passer à côté du troisième quart avec, d’entrée, un fâcheux 0-10 qui replace le BCGO aux commandes (33-28 à la 24e). Le FCM ne repassera jamais devant, au grand dam de Jamel Benabid : « Nous sommes bien en première mi-temps. Malheureusement, une fois de plus, nous commençons mal la seconde. Gries met plus de pression et nous multiplions les pertes de balle (22). Nous avons manqué de lucidité et d’agressivité, alors que l’intérieur Bosko Majstorovic avait écopé de quatre fautes dès la 26e. Il y a des regrets. On doit prendre ce genre de match et ça me contrarie de n’avoir pas su le faire. C’est vraiment dommage, car Gries n’était pas serein. En réussissant un meilleur troisième quart, nous aurions pu le faire douter. »

Distancé de 10 points (45-35 à la 29e), le FCM va toutefois entretenir l’espoir jusqu’à la 38e (53-49). Mais le BCGO tient sa proie et ne la lâchera pas. « Quand tu es moins bien devant, il faut être dans le combat. Nous avons su le faire », se réjouit son coach. « On va savourer cette victoire. Mais il nous en faut très vite une à l’extérieur. »

En souffrance hors de ses bases, Gries poursuit ainsi son sans-faute à domicile (5 sur 5) et se replace au troisième rang, à hauteur de sa victime du week-end. Le FCM, lui, aura besoin de rebondir dès samedi contre Sainte-Marie-Metz avant d’aller défier le leader Kaysersberg le 15 décembre.

S.G. BC Gries-Oberhoffen – FC Mulhouse 60-51. Espace Sports la Forêt à Gries. Les quart-temps : 14-9, 9-19 (23-28), 24-9, 13-14. Arbitres : MM. Vincenti et Moissonnier. 1200 spectateurs environ. Gries : 22 paniers sur 62 tirs (35 % de réussite), dont 2 sur 18 à 3 pts. 14 LF sur 21. 36 rebonds (Dieye 10) : 11 offensifs (Majstorovic et Dieye 3), 25 défensifs (Dieye et Huttel 7). 10 passes décisives (Lazare 3). 14 balles perdues. 7 interceptions. 19 fautes provoquées (Lazare 5). 17 fautes. Majstorovic 17, Kaerlé 8, Huttel 2, Lazare 10, Kancel 6, puis Hoernel, Kasperzec 9, Dieye 8, Krauth. Mulhouse : 21 paniers sur 55 tirs (38 % de réussite), dont 3 sur 14 à 3 pts. 6 LF sur 10. 38 rebonds (George 7) : 8 offensifs (Porter 3), 30 défensifs. 12 passes décisives (Bichard 4). 22 balles perdues (Bichard 5). 6 interceptions. 16 fautes provoquées (George 5). 19 fautes. George 17, Walter 7, Bichard 5, Montabord 6, Porter 7, puis Cayir 3, Di Marzio 2, Lentz 4, Boudaira, Gitta.

NATIONALE 3 : Première à l’extérieur !

Les Verts se sont imposés pour la première fois de la saison à l’extérieur face à une équipe de Ludres tenace.

Rien ne laissait présager pourtant une pareille issue au terme du premier acte, au cours duquel, les artilleurs ludréens qui, ayant parfaitement réglé la mire, font mouche quatre fois d’affilée derrière l’arc des 6,25m. Désemparés, les Villageois doivent se résigner à laisser passer l’orage, mais l’affaire est déjà bien mal engagée pour eux (26-12, 10e’).

Plus équilibré, le deuxième quart-temps tombe finalement dans l’escarcelle des hommes du BCGO II, qui ne parviennent cependant pas à hausser suffisamment le ton en défense pour espérer revenir au score (48-37, mi-temps).

Le troisième acte est d’un tout autre acabit. Car, si selon la célèbre formule, rien ne sert de courir, les Verts démontrent au cours du troisième acte tout le contraire en infligeant à leur adversaire du jour un 30-11 qui fait basculer le sort d’une rencontre qui semblait jusqu’alors promise aux Ludréens (59-67, 30e’). Agressifs et volontaires, les joueurs de la réserve griesoise font preuve, une fois n’est pas coutume, d’une solidarité collective exemplaire, transcendés par l’idée de rentrer au bercail avec un succès.

La roue a désormais tourné dans cette rencontre que les Verts avaient pourtant bien mal entamée et les derniers assauts des joueurs de Ludres, toujours aussi vaillants, n’y changeront rien. Montrant des qualités de gestionnaires inédites, les joueurs du BCGO II remportent finalement la partie (82-74, fin du match).

Obtenue d’arrache-pied, cette victoire des Verts est sans doute celle où ils ont mis le plus de coeur à l’ouvrage, comme l’atteste la satisfaction affichée après le buzzer final. À eux de confirmer leurs bonnes dispositions du moment dès la semaine prochaine face aux Mosellans de Sainte-Marie-aux-Chênes.

L.S.