La revue de presse du lundi

Nationale 2 masculine
Une belle leçon d’efficacité

Le GET version 2012/2013 est un cas d’école pour tous les amateurs d’énigmes. Comment perdre un match quand on tire 15 fois de plus que l’adversaire, qu’on réussit 14 tirs à trois points et qu’on gobe 18 rebonds offensifs ? Cette équipe a l’art de remettre les adversaires dans le droit chemin alors qu’elle a la possibilité de provoquer un déraillement définitif. Et face au BCGO, 3e du classement et restant sur six succès de rang, le GET a une nouvelle fois été contraint de baisser pavillon alors qu’il faisait la course en tête.

À l’entame du 3e quart, le GET mène alors 57-46 et l’équipe alsacienne est à l’agonie. Quand Zachée, voulant se la jouer solo au lieu de passer le ballon à Gigant, rate une contre-attaque à deux contre un, puis signe un 0/2 aux lancers francs. Dans la foulée, Zachée manque un lay-up main gauche facile. Au lieu d’être relégué à une quinzaine de points, Gries attaque le dernier quart-temps avec seulement neuf unités de retard (57-48). Et le GET va le payer cher puisque les Bas-Rhinois lui infligent un 3-15 en 3′ (60-63).

«On savait que les Vosgiens avaient ce problème d’efficacité», indiquait après-coup Olivier Bady, le coach griesois. «Donc on savait que tout pouvait basculer rapidement à condition de rester dans nos plans de jeu. Et c’est ce qui s’est produit.»

S’attendant à souffrir physiquement, l’équipe alsacienne n’est pas surprise de voir les Vosgiens prendre le taureau par les cornes dès les premières minutes (7-2). Mais les Griesois, avec le métier qui est leur marque de fabrique (quatre trentenaires dans l’effectif), ne paniquent pas et recollent au terme du premier quart-temps (12-14).

Gries prend alors de l’air (12-20) mais dans le sillage de Diallo et Gigant, les Vosgiens ont la bonne attitude et réagissent rapidement (26-24) avant de prendre les commandes juste avant la pause (34-31).

Survoltés, les Gétistes effectuent même un début de 3e quart quasiment irréprochable (44-36). «Ils ont rentré pas mal de tirs primés mais cela ne pouvait pas durer», analysait Olivier Bady qui avait alors la chance de voir Yannick Zachée, par ses mauvais choix, lui laisser l’espoir de renverser la tendance. Gênés par la défense de zone alsacienne, tombés dans l’individualisme forcé, les Vosgiens se tirent une fois encore une balle dans le pied. Gries reprend les rênes (60-63), mais le GET profite de l’adresse de Diallo (5 tirs primés) pour maintenir le cap (68-65 puis 71-67).

C’était le chant du cygne pour les locaux qui se déchirent sur la ligne de réparation (6/15) alors que Majstorovic et Lazare leur donnent une leçon d’efficacité dans le money-time durant lequel les Alsaciens démontrent que courir et sauter c’est bien. Et que marquer des points, c’est encore mieux !

Nationale 3 masculine
Illfurth décroche son maintien

Dans cette rencontre entre deux équipes à égalité au classement dont l’une pouvait, moyennant victoire, assurer son maintien, c’est finalement Illfurth qui, au nez et à la barbe des joueurs du BCGO II, s’est imposé ce week-end.

Vêtus exceptionnellement de blanc, les visiteurs jouant aussi en couleur verte, les hommes d’Alain Giss démarrent pourtant la rencontre sur les chapeaux de roue, en infligeant un cinglant 9-0 à leur adversaire en début de rencontre (5e). Pas perturbés pour autant, les Illfurthois profitent d’un temps-mort bénéfique pour stopper l’hémorragie et revenir calmement au contact des locaux, qui démontrent une énième fois leur manque de constance (14-15).

Continuant sur leur lancée, les visiteurs, appuyés par une salle assez paradoxalement acquise à leur cause, prennent les devants dans une partie hachée par les fautes et où chaque panier converti nécessite un effort colossal, aucune équipe ne voulant céder le moindre pouce de terrain. À ce petit jeu, ce sont les Illfurthois qui s’en sortent le mieux (28-21, 20e).

Moins stériles en attaque, les joueurs du BCGO II se relancent dès l’entame du troisième acte, en redoublant d’agressivité défensive et en affichant une solidarité inégalée depuis plusieurs rencontres. Leur abnégation leur permet de repasser devant au score (44-38, 30e).

Le scénario inverse se produit dans le dernier quart-temps, où ce sont, cette fois, les joueurs d’Illfurth qui se font violence pour revenir à hauteur au score le plus vite possible tandis que leurs supporters redoublent d’encouragements (44-44, 34e). S’engage alors un chassé-croisé jusqu’à la fin de la rencontre finalement remporté par Illfurth. Les Villageois, trop seuls, trop fébriles, trop maladroits, vendangent leurs dernières occasions dans ce match à couteaux tirés, dont ils sortent défaits, une fois encore.

Les spectateurs haut-rhinois venus nombreux pour l’occasion ne s’y sont pas trompés, ils pourront revoir leurs protégés en Nationale 3 la saison prochaine. Au BCGO, à trois rencontres de la fin de la saison, il faudra encore patienter pour le savoir.

L.S.