
L’APOTHEOSE POUR GRIES.
LE TROPHEE DE FRANCE A GRIES.
TOUS ENSEMBLE, JOUEURS ET SUPPORTERS.
BATAILLE NAVALE A BERCY.
SAMEDI 12 MAI : JOUR FATIDIQUE.
Et MONIQUE éclate en sanglots : il reste 10’’ à
jouer et les joueurs verts rescapés de la joute arbitrale (4 joueurs
éliminés) hérite du ballon après une ultime tentative
de shoot désespéré de N’KEMBE
: elle sait que ses favoris ne peuvent plus perdre et elle
ne peut pas retenir sa joie ;elle est délivrée. Le Trophée
de France viendra trôner à GRIES, dans ce petit village
du nord de l’Alsace, pour une année au moins. Quel triomphe pour
ces 5 guerriers verts ( comme l’a si bien fait remarqué
OLIVIER « d’une taille ridicule par rapport à
la muraille rochelaise ») qui ont su défendre becs et ongles
le minuscule avantage qu’il possédait alors (70-73) et le faire
fructifier sur un dernier panier du capitaine MAX, pour enlever
au nez et à la barbe des charentais cette coupe dont rêvait tout
le village depuis 15 jours. Ils l’ont amplement mérité,
mais ils ne sont pas les seuls. Hommage à
cette horde verte, constituée de 500 fidèles, venue soutenir
les nôtres et qui ont su donner de la voix pendant 40’ sans un
moment de relâche pour ne laisser aucun répit à des charentais
qui n’en pouvaient mais…
Spectateur privilégié de cet événement depuis
le plancher de BERCY, permettez moi de vous raconter, non
pas le déroulement du match, mais les circonstances qui ont permis
à OLIVIER et FRANCIS de permettre à ces irréductibles
combattants venus de ce petit village alsacien, de ramener en Alsace ce qui
se fait de mieux dans le monde du basket amateur : le TROPHEE DE France. D’après
les sources officielles, il a été envisagé de déplacer
la fête nationale du 14 juillet au 12 mai à GRIES ( C. KERN,
maire de GRIES et son conseil municipal).
JOURNEE POUR UNE VICTOIRE : SAMEDI 12 MAI 2007.
8H du matin :l’ensemble de l’équipe et
l’encadrement se retrouve chez Bernard (Freund) pour déjeuner.
Ambiance détendue chez les joueurs et entraîneurs ( pas encore
de pression, le plus dur étant à venir). Par contre, au niveau
de l’encadrement, on sait déjà qu’une grosse tempête
est annoncée sur BERCY vers 16h30. Bernard (l’autre,
c à d Bender), Fabrice, le kiné et moi-même,
nous ne sommes pas très rassurés : le navire griesois va-t-il
tenir le choc ?
8H30 : le vaisseau vert prend le large,
et à tribord, on aperçoit la multitude de vaisseaux accompagnateurs,
remplies jusqu’à ras bord de pirates dont l’accoutrement
principal est le vert ( merci à EXOTIC et BLANC DU NIL).
11H30 : escale à CORMONTREUIL, près
de REIMS pour une collation sportive (je peux vous assurer qu’elle fut
sportive). Au menu : crudités, sucres lents (pour ceux qui ne savent
pas ce sont des nouilles), accompagnés d’un succulent morceau
de volaille nappé d’une sauce, tarte aux quetsches, yaourt. Les
joueurs font contre mauvaise fortune bon cœur. On sent déjà
que la pression augmente alors qu’un vent de force 7 présage
déjà des évènements futurs.
12H-12H30 : pendant ce temps, à quelques kilomètres,
l’escouade accompagnatrice s’adonne gaiement aux ripailles
de midi. On commence à préparer les peintures de guerre
(naturellement vert et blanc), on teste les cornes de brume et on prépare
les chants guerriers : « B.C.G.O.
ALLEZ ALLEZ ALLEZ »
14h45 : le bateau vert plante l’ancre à
BERCY ; finie la rigolade. Les sourires se figent, les mines se renfrognent.
La bataille à venir va être rude, il faut fourbir les armes.
Nos joueurs assistent pendant quelques instants au match des filles de la
S.I.G., puis partent dans une salle annexe du sous-sol de BERCY, s’échauffer
sous la conduite de Fabrice, notre kiné. Toujours pas d’ennemi
en vue
15h15 : l’ennemi apparaît enfin,
sans se douter que la tornade verte est déjà en préparation.
Peu concernés, ils se mettent en tenue et suivent la joute féminine.
Première bonne nouvelle (pour nous) : leur géant PERCEVAULT
(2m12) ne jouera pas pour cause de blessure. Les filles de la S.I.G.
laissent entrevoir une lueur d’espoir en prenant un léger avantage
(57-52).
15H15 : commencent à déferler, sur les travées
de BERCY des colonnes interminables de petits géants verts
qui occupent progressivement l’espace. En moins de temps qu’il
ne faut pour l’écrire, BERCY se teinte de vert. Discrets au début,
ils sont déjà tous prêts à soutenir le vaisseau
vert qu-ils n’ont pas encore aperçu.
16H :les 2 protagonistes pénètrent
sur le terrain. Une immense clameur, un vacarme assourdissant
à vous péter les tympans descend des travées lorsque
les verts apparaissent. La partie peut s’engager.
16H30 : le « mano à mano » est engagé
: l’équipage griesois est crispé et perd
beaucoup de boulets. LA ROCHELLE passe tout de suite à
l’abordage. HOUINSOU fait vaciller notre pièce
maîtresse BOSKO ; le vaisseau vert est déjà
en péril. MAX, capitaine à l’orteil cassé
rameute ses troupes : tout de même 7 points dans la musette après
la 1° échauffourée.
16H40 : OLIVIER fustige ses corsaires ; CHRIS
défend pied à pied l’espace et MICH,
sabre au clair se lance dans la bataille. Poussés par les supporters,
le bateau vert a fini de tanguer et envoie toutes les voiles. HERVE
montre l’exemple ; les autres le suivent. Vers 17h, une éclaircie
pointe à l’horizon (30-31).
17H10 : la bataille a repris de plus belle. GILOU,
un moment préoccupé par des tâches défensives,
lance l’abordage sur le vaisseau rochelais : 2 boulets tirés
au delà de la ligne font mouche. Les verts reprennent l’avantage
(30-37 22’), alors que BOSKO et NICO
subissent des blessures importantes (3° et 4° fautes). N’KEMBE
au physique impressionnant ramène les siens à quelques encablures
puis DELZON égalise (41-41 25’). Le combat a
changé d’âme. Malgré une farouche résistance,
le premier étai vert s’effondre (5° faute de NICO). Un boulet
de HERVE à 3 points fait une brèche dans le
galion charentais mais les verts sont toujours à distance (57-52).
17H30 : GILOU s’installe résolument
au gouvernail et au canon : 2 nouveaux boulets qui font mouche et les 2 bateaux
sont à nouveau bord à bord (60-58 32’). Et lorsque à
la 33’ le mât principal BOSKO s’effondre
dans un craquement assourdissant (5 fautes), la bataille semble définitivement
perdue pour les verts. OLIVIER rameute ses réserves
et fournit de nouvelles armes à la vigie MICH et au
moussaillon THOMAS. Comme un vieux briscard, MICH
ramène les troupes vertes dans la bataille. CHRIS,
dernier étai gobe nombre de rebonds et LA ROCHELLE doit
fauter ; l’armée verte spectatrice n’abandonne
pas les siens et sent que la bataille peut tourner en leur faveur
. Les cornes de brume retentissent de plus belle sous les travées de
BERCY, redonnant du cœur aux valeureux corsaires verts.
CHRIS a son tour rend l’âme, suivi par GILOU
; les réserves sont entamées mais les rochelais sont aussi à
bout de souffle. Puisant au plus profond d’eux-mêmes, MICH,
MAX, THOMAS, HERVE, lèguent le timon à ROMY
au plus fort de la tempête. Une dernière minute de combat
qui va durer une éternité (en fait 2’20). Un
feu d’artifice en vert, des spectateurs debout et BERCY
peut enfin chavirer de bonheur : le bateau vert a tenu et bien tenu (70-77).
Et après avoir fait le plein d’énergie, tout l’équipage
a pu mettre le cap sur GRIES pour venir récolter les lauriers de la
victoire et recevoir une ovation méritée de toute la population
du village.
BERCY LES VERTS, vous avez écrit
la plus fantastique page de l’histoire du club : on ne vous oubliera
pas. Merci à toutes celles et tous ceux qui ont de près ou de
loin participé à cette journée exceptionnelle.