Nationale 1 masculine : BCGO – Brissac, ce soir (20h)

Face au promu Brissac, Gries-Oberhoffen partira avec les faveurs des pronostics, ce soir, sur son parquet. Mais il faudra se méfier comme du lait sur le feu des visiteurs, auteurs d’un recrutement haut de gamme cet été.

Revue de presse DNA du 27/10/2017 – Article : Loïc SCHAEFFER // Photo : DNA – Franck KOBI

A priori, tous les voyants sont au vert. Après tout, comment imaginer que le BCGO, invaincu depuis cinq rencontres, puisse trébucher à domicile face à Brissac, promu, après avoir cloué au pilori – et à l’extérieur s’il vous plaît – Chartres et Lorient ?
Et bien ce n’est pas si impossible que cela, en fait. La Nationale 1 est un championnat riche en surprises. Et puis, comme le rappelait Glenn Duro, ancien pensionnaire du club, déjà la semaine dernière : « C’est une équipe très dangereuse. Ils ont recruté des joueurs de Pro B et de N1. Ce n’est pas un promu au sens classique du terme. »

« Qualitativement, c’est énorme »

Et même si les Brissacois ont cédé trois fois déjà en cinq matches (pour deux victoires, dont une contre l’Insep, nldr) , ils restent les plus sérieux clients du monde, également pour l’entraîneur griesois Ludovic Pouillart.
« Qualitativement, c’est énorme. Sur les neufs joueurs pros de l’effectif, sept ont joué en Pro B. Il y a notamment un axe meneur-pivot très fort, avec Aurélien Rigaux et Moïse Diamé », respectivement meilleur passeur de Pro B l’an dernier, et meilleur pivot de N1 en 2014/2015. Ça vous situe un peu le niveau des lascars qui fouleront le parquet de la “Forest Arena”.
Cela promet une belle passe d’armes avec Xavi Forcada et Demond Watt, autre duo très en vue depuis le début de saison, du côté du BCGO cette fois. Car oui, les Verts s’engageront dans la bataille avec au moins autant de certitudes que leurs challengers. La dynamique, en tout cas, est avec eux.
Invaincus en match officiel cette saison, les hommes de Ludovic Pouillart ont sur le porte-bagages sérénité et joie de vivre. Une harmonie dont se réjouit leur coach. « On sent les progrès semaine après semaine, les automatismes se mettent en place en attaque et en défense. On devient de plus en plus précis dans l’exécution. »
À noter d’ailleurs que si chaque pan du jeu est toujours perfectible, les Griesois ne s’en sortent pour l’heure pas trop mal en ce qui concerne la précision. Avec 10,4 ballons perdus par match en moyenne, le BCGO trône à la première place des équipes les moins dispendieuses et ce, alors que les Alsaciens pratiquent un jeu « à risques », fondé sur le mouvement et la vitesse.

« Ils vont venir avec le couteau entre les dents »

« Brissac vient de perdre trois matches de suite. Ils vont venir avec le couteau entre les dents », prédit Ludovic Pouillart. Décidément, le match devrait être plus équilibré qu’il n’y paraît sur le papier.