BASKET-BALL N1M : après Gries-Oberhoffen – Orchies (92-78)

Revue de presse DNA du 01/04/2018 – Article: Loïc SCHAEFFER // Photo DNA – Jean-François BADIAS

Très saignant ces dernières semaines, Ludovic Negrobar, le pivot griesois, rêve de Pro B. Un horizon doré pour le Parisien a qui a gravi les échelons les uns après les autres, de la départementale à la N1.

Du haut de ses 2,08 m, Ludovic Negrobar aurait bien du mal à se cacher. Mais quand bien même, ce n’est pas dans le tempérament du garçon.

« La Pro B ? Ce serait énorme. On ne va pas se mentir, bien sûr qu’on y pense, même si on respecte toutes les équipes, y compris les moins bien classées. Il n’y a pas de petit match. »

• 8,5 points et 11 d’évaluation

Difficile de pas succomber aux sirènes de l’antichambre de l’élite, surtout quand leurs chants sont de plus en plus audibles : le BCGO a toujours trois succès d’avance sur Saint-Vallier en haut de la hiérarchie, à six journées du terme de la saison.

Ça l’est davantage encore quand on sait que le bondissant pivot qui saute si haut est parti de tout en bas. « J’ai commencé à jouer en départementale, avant d’intégrer Saint-Nazaire en N3. Puis j’ai été au centre de formation à Limoges, où j’ai vécu une montée en N2 », se souvient le Parisien d’origine, qui a ensuite rejoint Rennes pour trois saisons, où il a goûté au professionnalisme et à la Nationale 1.

Le BCGO l’a recruté à l’intersaison alors que le club breton était rétrogradé. Avec près de 8,5 points par match et plus de 11 d’évaluation en à peine vingt minutes de temps de jeu, le club ne s’est pas trompé.

Surtout, avec ses segments interminables et son profil à la Rudy Gobert, l’intérieur griesois apporte un écho incomparable en défense et au rebond, lui qui a terminé meilleur contreur de N1 l’an passé.

« Mon idole ? Thierry Henry »

« Dans une saison, il arrive de douter, mais en ce moment, je me sens bien tant mentalement que physiquement », confie l’intéressé, capable de punir à longue distance, un aspect de son jeu qu’il a « beaucoup travaillé ».

Le back-up de Demond Watt est un poste 5 agile et moderne, bosseur et killer , à l’instar de son shoot décisif contre Saint-Vallier. « J’aime bien lire et regarder des documentaires sur les sportifs. Mon idole, c’est Thierry Henry, justement à cause de cette mentalité de “tueur” », explique Ludovic Negrobar.

Un aspect de sa personnalité qui lui a permis de montrer qu’il avait l’étoffe pour jouer à haut niveau. Aujourd’hui, il raffole de la philosophie de jeu alsacienne. « Ça court, ça va vite, décrit-il. Franchement, cette saison c’est un “kiff”. Tout le monde se mélange, vit bien et déconne ensemble. Oumarou (Sylla, nldr) dit parfois que je suis un poison parce que j’adore plaisanter. J’ai connu plusieurs équipes, et une telle osmose, c’est rare. »

Reste à bien finir le travail en terminant premier pour ce Francilien qui admet se sentir « très bien » de ce côté des Vosges, bien que son cœur soit resté « fidèle au PSG ». Encore un premier de la classe.