NATIONALE 1 MASCULINE Après la victoire du BCGO face à La Charité (86-68)

Revue de presse DNA 02/10 – Article : Loïc SCHAEFFER // Photo : DNA – Franck KOBI

Après deux rencontres, les premiers rapports de force qui se dessinent laissent envisager un championnat de Nationale 1 à deux vitesses. Gries-Oberhoffen, invaincu jusque-là, espère bien tirer son épingle du jeu.

« Faire mieux que la saison dernière. » Voilà l’objectif placardé dans l’esprit de Ludovic Pouillart, l’entraîneur du BCGO, depuis la reprise au mois d’août. Entre les lignes, cela veut dire se qualifier pour les play-offs.

Pour l’heure, les deux premières sorties des Griesois laissent penser que ce but est dans leurs cordes. La cohérence affichée dans le jeu par les Verts a de quoi impressionner, après seulement deux matches et alors que l’équipe a été renouvelée à 80 % lors de l’intersaison.

« Collectivement, on arrive à se trouver et notre défense est bien structurée, souligne Ludovic Negrobar. C’est sans doute parce qu’on a des profils de joueurs qui se plaisent bien dans les principes que veut imposer “Ludo” : courir, mettre du rythme et défendre fort. »

Un melting-pot complémentaire

Une harmonie à tous les étages confirmée par les statistiques : avec près de 85 points inscrits par match, sans compter les 90 marqués contre Souffel en Coupe de France, Gries cartonne.

« Il faut aussi dire qu’en dehors du parquet, on rigole bien ensemble, on se voit beaucoup hors du terrain. Dans une équipe, c’est la base », sourit Ludovic Negrobar, qui forme avec Oumarou Sylla et Glenn Duro le “gang des Parisiens” au sein des “Géants verts”. Ajoutez-y deux Espagnols, un Basque, un Américain et un Guadeloupéen, et vous arrivez à un melting-pot très complémentaire.

De quoi viser haut ? L’analyse des deux premières rencontrent esquisse en tout cas les contours d’un « championnat à deux vitesses », comme le soulignait Ludovic Pouillart samedi soir. Des équipes comme La Charité, Andrézieux et Saint-Quentin semblent en effet, pour l’heure, un cran en dessous des autres écuries.

« On était sixièmes, on a fini dernier »

« À mon avis, il est trop tôt pour dire quoi que ce soit. L’an dernier avec Rennes, on était sixièmes à la mi-décembre, puis on a fini dernier après la deuxième phase du championnat », se souvient Ludovic Negrobar. Les ajustements d’effectif sont légion en Nationale 1. Ce n’est pas au BCGO, champion en la matière la saison dernière, qu’on va l’apprendre.

« Certaines équipes sont encore en train de se chercher et de s’ajuster. On n’a fait que deux matches », soulignait d’ailleurs l’entraîneur griesois ce week-end.

Dans l’hypothèse, en revanche, où l’on serait confronté cette année à un championnat plus hétérogène et hiérarchisé, charge au BCGO de rester dans la bonne partie du tableau. Au vu des performances réalisées jusqu’ici, cela n’a rien d’une utopie.