Après Challans – BC Gries-Oberhoffen (76-84)

Revue de presse du 12/03/2018 : Article – Loïc SCHAEFFER // Photo : DNA – Franck KOBI

Victorieux sur le parquet de Challans (76-84), Gries-Oberhoffen a profité du nouveau revers de Saint-Vallier pour prendre trois matches d’avance en tête de la N1. Les Verts jouent un basket total, et foncent vers la Pro B.

Les joueurs du BCGOse sont une nouvelle fois fait un malin plaisir de contredire ceux qui pensaient que : « Cette fois, c’est sûr, à Challans, la série va s’arrêter ».

Devant quasiment toute la rencontre, l’indiscutable leader a résisté à la ferveur de 1500 supporters et d’une équipe qui restait sur sept victoires consécutives. L’ouragan du nord Alsace souffle en continu depuis le 11 novembre, date de la dernière défaite de Romain Hillotte et de ses coéquipiers.

Enfin de la « reconnaissance »

« On ne panique jamais, analyse l’ailier, meilleure évaluation côté griesois samedi (23, nldr). On est toujours sereins, et on sait qu’à un moment on va pouvoir faire la différence. »

Une seizième victoire dans l’escarcelle, un deuxième revers de rang de Saint-Vallier, et voilà les Alsaciens en tête de la N1 avec trois succès d’avance (23V-2D).

Un bilan jamais vu depuis au moins une décennie dans la division. Une saison exceptionnelle mais pas – ou plus – surprenante.

« Quand on était à mi-championnat, on pouvait dire qu’on était la surprise, mais plus maintenant… », glisse Romain Hillotte, qui sent bien que les barrières tombent chez les derniers sceptiques et que la « reconnaissance » due à son équipe prend plus d’écho chaque semaine.

Après un passage un peu plus emprunté en janvier, les green boys semblent plus monter en puissance et remportent depuis février leurs duels avec vingt points d’écart en moyenne. Stratosphérique dans un championnat aussi homogène.

Plus que les statistiques, c’est aussi le jeu développé qui suscite l’enthousiasme. De la relance à outrance, de la première intention : un cocktail qui fait voler en éclats toutes les défenses, un peu à la manière des Golden State Warriors. Les Californiens qui restent sur deux titres NBA en trois ans ont imposé leur style à la planète basket. Les Verts en font autant en N1.

Face à Saint-Vallier pour “tuer” le championnat

« S’arrêter à trois points en contre-attaque, ça ne pose aucun problème, au contraire. C’est par nos runs (*) qu’on fait exploser tout le monde. Et on a des joueurs qui sont capables de jouer ainsi », fait remarquer Romain Hillotte.

« On ne va pas faire la langue de bois : si on bat Saint-Vallier chez nous samedi prochain, et qu’on récupère le panier-average, on aura presque “tué” le championnat. »

Et si le travail paye, les paris faits en début de saison aussi, avec notamment le recrutement audacieux de joueurs espagnols inconnus au bataillon, et de Français désireux de se relancer.

« On n’a pas les plus beaux CV, mais c’est un sport collectif. Chez nous le danger vient de partout », conclut Romain Hillotte.

Gare à toi Pro B, les Verts se rapprochent !

(*) un run : séquence de jeu au cours de laquelle une équipe marque un grand nombre de points en peu de temps.