Après le succès du BCGO à Aubenas (82-92)

Revue de presse DNA 22/10/2017Article : Loïc SCHAEFFER // Photo : BCGO

Irrésistible depuis le début du championnat, avec cinq succès en autant de rencontres, Gries-Oberhoffen, qui a pourtant subi un gros lifting cet été, étonne et détonne. Des performances qui s’expliquent par l’alchimie qui règne au sein du groupe.
En cuisine, quand vous mélangez plusieurs ingrédients ensemble pour la première fois, pas sûr que votre recette vous vaille le Guide Michelin. Au BCGO, c’est l’inverse qui se produit. L’effectif a beau avoir été renouvelé à 80 %, le plat que les Griesois servent à chaque match se révèle savoureux.
« On a envie de partager le ballon. Ça ne peut que marcher, parce qu’en dehors on s’amuse et on s’entend très très bien. Du coup, sur le terrain, c’est la même chose », argumente Glenn Duro, capitaine griesois heureux.
La semaine dernière déjà, dans nos colonnes, Xavi Forcada, le métronome espagnol de l’équipe, pointait la « connexion spéciale » qu’il ressentait avec ses coéquipiers.

« Humbles et à l’écoute »

Alors, comment ce melting-pot constitué d’un Américain, deux Espagnols, d’un Basque, d’un Nordiste et de Parisiens peut-il coexister si harmonieusement ?
Pour Ludovic Pouillart, la réponse est limpide : personne n’a la grosse tête. « D’abord, on a bouclé notre recrutement très tôt, ce qui nous a permis de travailler très dur pendant la reprise au mois d’août et de trouver un équilibre. Malgré le CV de certains gars qui ont connu des niveaux supérieurs, ils restent humbles et à l’écoute. Ensuite, ce sont des joueurs très complémentaires », ajoute le coach.
Difficile de trouver deux joueurs plus aux antipodes en effet que Demond Watt, athlétique, musculeux et puissant, et Xavi Forcada, chétif et technique. Le tandem est pourtant le plus gros pourvoyeur de Court Cuts, la chaîne internet qui rassemble les meilleures actions de la semaine, de la N1 à la N3.

Les résultats et la manière

En plus donc des résultats et des cinq victoires en cinq matches, Gries a su ajouter la manière, en faisant le spectacle tout en affichant une sérénité à toute épreuve dans la gestion du tempo.
Sur les deux dernières rencontres, les Alsaciens n’ont été menés au score que dix minutes. Une statistique qui accentue aux yeux de la N1 l’impression de domination laissée par les “Green boys”.
« Attention, on ne sait pas combien de temps ça peut durer. Le championnat de Nationale 1 est si exigeant… Personne n’est à l’abri d’une mauvaise passe. Et arrivera forcément le jour où on perdra », prédit, avec lucidité, Ludovic Pouillart.
En attendant, on ne peut que rester pantois devant l’éblouissant début de saison du BCGO, comme si tous ces talents issus de culture différentes avaient été destinés un jour à jouer ensemble.
Bien sûr, chaque belle histoire à son lot de crises. Mais s’il demeure cette harmonie commune de vouloir surmonter les épreuves, nul doute que les Géants verts en sortiront plus forts et n’auront, ainsi, pas fini d’en faire baver à leurs adversaires.