NATIONALE 1 MASCULINE Après la victoire du BCGO face à Challans (88-78)

Revue de presse DNA 06/11/2017 Article: Loïc SCHAEFFER // Photo: DNA – Franck KOBI

Impérial depuis le début de la saison, Demond Watt écrase toute concurrence qui se dresse face à lui. Le pivot américain du BCGO devrait être élu meilleur joueur du mois d’octobre dans les prochaines heures.

Ce n’est pas le plus grand – il mesure “seulement” 1,98 m. Ce n’est pas le plus costaud, mais c’est le meilleur, et ça lui suffit.

Si les premières prestations de Demond Watt avaient laissé perplexe au mois d’août, le “Ricain” du BCGO a, depuis, réduit en charpie tous les doutes qui pouvaient exister sur son potentiel. « C’est un joueur qui n’avait jamais connu une préparation physique digne de ce nom, explique Ludovic Pouillart. C’était nouveau pour lui. »

« J’ai de bonnes statistiques, mais je suis un joueur d’équipe »

Depuis que l’odeur des matches officiels a envahi les salles fin septembre, Demond Watt fait l’unanimité et est redevenu l’extraterrestre et le joueur irrésistible entraperçu à Angers l’an passé, avant qu’il ne se blesse au genou.

À Gries, il carbure à près de dix-huit points par match et près de dix rebonds. Premier à l’évaluation avec une note moyenne de 25, il sera, à moins d’un énorme coup de théâtre, élu meilleur joueur du mois d’octobre dans la division. Une récompense qui viendrait aussi couronner le bilan collectif des Verts (6-1).

Lorsqu’il a la balle en main, il suffit de dire Amen pour que des miracles s’accomplissent. « J’ai de bonnes statistiques mais je suis un joueur d’équipe : je profite du boulot des autres pour conclure », relève modestement l’Américain de 28 ans, qui mise sur « sa détente, sa vitesse et son sens inné du rebond » pour dominer les raquettes du championnat.

Une prouesse d’autant plus dantesque que Demond Watt affiche un calme olympien sur le terrain. « Je ne montre aucune émotion et c’est volontaire, je ne veux pas donner d’indications à mes adversaires. Mais en dehors des parquets, oui j’aime bien plaisanter », glisse-t-il dans un sourire.

« Une équipe très soudée »

Pour l’instant, il le fait surtout avec ses coéquipiers, qui parlent l’anglais et avec qui il forme une « équipe très soudée ». Pour le reste, il maîtrise le b.a.-ba de la langue française « Bonjour, ça va, merci », énumère-t-il, suffisant pour faire les courses ou acheter du pain dans un village, Gries, qu’il apprécie pour sa « tranquillité ».

« De manière générale, j’adore la France, sa culture et l’attitude des gens. J’espère pouvoir finir ma carrière ici », ajoute-t-il, lui qui a fait un crochet par l’Australie l’an passé, où il a suivi sa rééducation.

Ses performances l’attestent, et le BCGO peut remercier le ciel pour avoir pu mettre la main sur une telle pépite, dont le rendement s’avère déterminant dans l’excellent début de saison du club.

Il faudra sans doute prier encore plus fort pour espérer garder ce demi-Dieu l’an prochain, bien qu’il soit encore trop tôt pour en parler.