Après la défaite de Gries-Oberhoffen à Saint-Vallier (83-76)

Revue de presse DNA du 13/11/2017 – Article: Loïc SCHAEFFER // Photo: DNA – Jean-Christophe DORN

Vaincu par Saint-Vallier, irrésistible leader de N1, ce samedi, Gries-Oberhoffen reste deuxième et l’équipe surprise du premier quart de la saison. Reste à bien aborder la déterminante série de six matches qui s’annonce jusqu’à Noël.

On n’apprend pas aux vieux singes à faire la grimace, surtout quand ils se montrent sages et raisonnés. Simon Crétaux est de ceux-là. L’ailier, qui a connu trois clubs de Nationale 1 en trois ans connaît suffisamment bien cette division pour savoir qu’elle est aussi impitoyable que l’univers de Dallas.

Indisponibilité indéterminée pour « Zengo »

Le Nordiste a d’ailleurs goûté à la désillusion, pas plus tard que la saison dernière avec l’Aurore de Vitré, alors que – clin d’œil du destin- son équipe affichait un bilan identique à celui du BCGO après neuf journées, de sept victoires et deux défaites.

« On a basculé dans une spirale négative après notre première défaite à domicile. Ça nous a fait douter et on a commencé à perdre des matches, parfois de pas grand-chose, parce qu’on avait perdu la confiance. »

Quelques blessures çà et là viennent aussi contribuer à enrayer la dynamique bretonne. Cela dit, Simon Crétaux ne veut pas voir dans l’entorse contractée samedi par son coéquipier espagnol Asier Zengotitabengoa, dont la durée de l’indisponibilité reste à quantifier, un mauvais présage. « Je pense qu’on a l’équipe pour surmonter les moments un peu durs. Le groupe est vraiment sain et l’ambiance au top », confie le shooteur.

Bref, l’entente cordiale semble régner au sein du groupe BCGO, du moins c’est ce que s’accordent à dire tous les joueurs interrogés jusque-là depuis l’entame du championnat.

Cette puissante complicité semble apte à renverser des montagnes, même lorsque celle-ci fait figure d’Everest. Face à Saint-Vallier, leader invaincu, les Verts furent tout proches samedi soir, de réaliser le casse du siècle, après un début de match pourtant cauchemardesque (31-10 après un quart).

« On revient à un point dans le quatrième quart-temps. C’est frustrant d’avoir été si proches alors qu’on s’est fait manger dans l’intensité dans les premières minutes », lance Simon Crétaux, déçu mais loin d’être abattu.

« Ne pas perdre plus de deux fois avant Noël »

Et si la pièce est tombée du mauvais côté cette fois, la morale retiendra que le BCGO est loin de se laisser abattre, même dans des situations particulièrement compromises.

« Chartres, Lorient, Challans, Boulogne, Saint-Vallier, Rueil, on a déjà joué de grosses équipes et si on en est là, c’est qu’on le mérite, même si on fait de nous l’équipe surprise du haut de classement », renchérit avec lucidité Simon Crétaux.

Le calendrier qui s’annonce avant Noël peut d’ailleurs permettre aux Griesois, seuls dauphins de Saint-Vallier, d’être sereins. « Sans manquer de respect aux autres équipes, on va entrer dans une phase assez favorable. Ce serait bien de ne pas lâcher plus de deux matches avant Noël », se projette l’ailier, prophète en son nouveau pays.