BASKET-BALL Nationale 1 masculine : Gries-Oberhoffen – Orchies (20h)

Revue de presse DNA du 30/03/2018 – Article : Loïc SCHAEFFER // Photo: DNA – Franck KOBI

Battu la semaine passée, Gries-Oberhoffen, le leader de la N1, veut repartir de l’avant, ce soir à domicile, contre Orchies, en difficulté extrême au classement, pour ne pas laisser espérer son dauphin, Saint-Vallier.

Il est des petites histoires, anodines de prime abord, qui en disent long sur l’état d’esprit d’un collectif. Mercredi soir, par exemple, lorsque Ludovic Negrobar n’annonce pas de faute après un contact avec Roman Mackowiak, Simon Crétaux lui rentre gentiment dans le lard verbalement.

« Et vendredi (aujourd’hui, nldr) , tu vas encore râler parce que tu prends trois fautes en dix minutes », lâche l’ailier à son pivot.

Avec “Zengo”

Émoussés à Saint-Quentin, où ils ont rendu les armes pour la troisième fois de la saison, les leaders de la N1 semblent donc avoir retrouvé du punch cette semaine. Le goût de la défaite, que le BCGO n’avait plus connu en championnat depuis plus de quatre mois, écœure déjà.

« On n’a pas changé nos habitudes, mais j’ai trouvé des mecs piqués dans leur orgueil depuis lundi. C’est normal, on ne savait presque plus ce que perdre voulait dire », analyse Ludovic Pouillart, le stratège alsacien.

Le club aura tout à l’heure un contexte plus que favorable pour reverdir, au complet avec “Zengo”, et au sein d’une Forest Arena où les Verts n’ont pas laissé une miette à leurs adversaires depuis septembre. Un antre où ils ont tissé leur costume de leader autant que des certitudes.

« J’ai dit aux joueurs qu’il ne fallait surtout pas oublier tout ce qu’on a accompli. Avec une défaite, il n’y a pas mort d’homme », veut croire le technicien.

D’autant que le BCGO reçoit une formation au bord du gouffre, Orchies, plombée par quatre points de pénalité infligés par la Fédération en raison de problèmes budgétaires. Les Nordistes se retrouvent à la 17e place, juste devant les jeunes immunisés de l’INSEP. À en croire coach Pouillart, originaire de la région, ce n’est pas nécessairement un cadeau.

« À mon avis, les joueurs ne lâcheront rien, et ils joueront avec le sentiment de ne rien avoir à perdre, ça peut les libérer. En plus, on approche de la fin de saison, certains vont vouloir se montrer pour décrocher des contrats. »

« Imposer notre tempo »

« À nous d’imposer notre tempo. Eux vont chercher à ralentir le jeu, mais on compte bien remettre la machine en route », espère Ludovic Pouillart, après deux prestations offensives (66 puis 57) très loin de des standards de ses hommes.

Motivation supplémentaire : Gries aborde désormais un calendrier a priori plus favorable. A priori seulement. Saint-Vallier n’est qu’à trois défaites au classement et vient de gagner de justesse son match joué en avance contre… Orchies. Un Vert averti en vaut deux.

Coup d’envoi 20h, Espace Sport la Forêt.