NATIONALE 1 BC Gries-Oberhoffen – Challans, ce soir (20h)

Revue de presse DNA du 04/11/2017 – Article : Loïc SCHAEFFER // Photo : DNA – Franck KOBI

Gries-Oberhoffen a rendu les armes à Rueil ce mardi pour la première fois de la saison, mais les Verts, solides deuxièmes de N1, restent positifs et se verraient bien épingler Challans, ce soir.

Le problème lorsque tout va bien, c’est qu’on vit avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, et que les choses finissent forcément par se gâter un jour ou l’autre.

Le BCGO en a fait l’amère expérience à Rueil, où le club a chuté pour la première fois de la saison en match officiel, après sept victoires de rang, championnat et Coupe de France confondus. À Gries, on avait presque oublié que la défaite fait partie du sport.

« L’état d’esprit est bon, on n’est pas du tout abattu, bien au contraire. Je pense que les joueurs s’en veulent car on a sans doute réalisé la pire première mi-temps depuis le début de championnat, et ça nous a coûté le match », rapporte Ludovic Pouillart en évoquant la rencontre de mardi disputée en banlieue parisienne.

Et encore, tout n’est pas à jeter. Le 13-0 passé par les Verts aux Parisiens dans le money time pour revenir à deux encablures prouve, s’il en était encore besoin, la capacité de résilience et le franc culot de la joyeuse bande de Glenn Duro and co.

Quand on sait que Rueil est « demi-finaliste des derniers play-offs » et « presque imbattable » à domicile, il n’y a pas franchement mort d’homme.

Reste que le BCGO de ce soir sera nécessairement un tantinet plus friable mentalement que la machine qui rasait jusqu’alors tout sur son passage. D’autant que Ludovic Pouillart et ses hommes n’accueillent pas n’importe qui.

« Rythme infernal »

« Challans, c’est une équipe annoncée dans le top 3 en début d’année. On le voit bien, un joueur s’est blessé récemment et le club a les ressources pour le remplacer très vite, sans perdre en qualité, c’est même l’inverse », analyse-t-il en pensant à l’arrivée de Steffon Bradford, l’ex-pivot de Saint-Vallier qui culminait, à 39 ans, à plus de 17 points par match la saison dernière.

Autre attraction chez les Vendéens, Olivier Gouez, et ses… 2m20, ou encore Vaidotas Pridoskas, « un pur talent qui sait tout faire : shooter, percuter ».

Bref, pour ce troisième match en une semaine, les Verts vont devoir se retrousser les manches sur leur parquet pour ne pas tomber dans une spirale négative.

Ils doivent aussi composer avec la fatigue. « Les joueurs sont contents : ils préfèrent jouer que s’entraîner, même si le rythme est infernal », tranche Ludovic Pouillart.

On ne va pas faire la fine bouche, le début de championnat de Gries reste exceptionnel. C’est simplement que tout peut aller très vite en Nationale 1, alors… « J’attends les joueurs au tournant ce soir », conclut Ludovic Pouillart, convaincu que l’erreur est nécessaire pour pouvoir se sublimer encore davantage ensuite.