Nationale 1 masculine – Après la victoire du BCGO contre Brissac (90-72)

Revue de presse DNA du 29/10/2017 – Article: Loïc SCHAEFFER // Photo: DNA – Franck KOBI

Après un début de championnat brillamment négocié, le BCGO entre dans une période charnière, avec quatre matches en deux semaines, championnat et Coupe de France compris. Un premier tournant qui pourrait redistribuer certaines cartes.

La tranquille routine de la Nationale 1 a vécu. L’habituelle “semaine type” qui consiste, pour les joueurs, à s’entraîner la semaine et jouer le week-end n’aura plus cours pendant les quinze prochains jours, pour les équipes encore qualifiées en Coupe de France.
Le BCGO en faisant partie, il entre dans une période dont il pourrait bien ne pas sortir indemne, malgré un début d’exercice idyllique. « C’est incroyable, on ne s’enflamme pas trop, mais on fait vraiment quelque chose de grand pour le moment », confiait à ce propos Glenn Duro après le succès des siens contre Brissac vendredi (90-72).

« Cinq matches en quinze jours »

Un bilan, 6-0, que certains n’imaginaient même pas dans leurs rêves les plus fous, un fond de jeu cohérent et trois victoires d’avance déjà sur le premier relégable. La boutique tourne bien et les blessures ne sont pour le moment que des bobos superficiels.
Ce train de sénateur dans lequel a embarqué le BCGO ne va pas moins connaître une brutale accélération dans les jours à venir. « En comptant Brissac, on va enchaîner cinq matches en quinze jours. Cela va mettre les organismes à rude épreuve. J’espère que la prépa physique va nous aider à franchir cette étape sans trop de dégâts », anticipait vendredi soir Ludovic Pouillart, l’entraîneur du BCGO.

« On ne craint pas cette première défaite »

Surtout, sans jouer les oiseaux de mauvaise augure, la première défaite du BCGO pourrait bien surgir au cours du marathon qui attend les joueurs et s’achèvera le lendemain du 11 novembre prochain.
« On ne craint pas cette première défaite, on sait qu’elle arrivera un jour et à ce moment-là, il faudra faire en sorte de rebondir et de se remettre au boulot », analyse, lucide, le coach qui espère malgré tout « repousser le plus loin » possible ce jour fatidique.
Voir le club sortir invaincu de ce premier road-trip de la saison serait proprement prodigieux, au vu du plateau proposé. « À Rueil (quatrième, nldr) , ce sera très dur. On accueille ensuite Challans, une équipe réputée en N1, puis Saint-Quentin en Coupe de France. On terminera en allant par Saint-Vallier, leader ex aequo avec nous », détaille Simon Crétaux.
Un sacré programme qui permettra sans doute à certaines équipes de sortir du bois, et en contraindra d’autres à courber l’échine. « Notre force, c’est d’être très soudés », rassure Simon Crétaux.
Si ce tournant de la saison prend la forme de tourments, il faudra, coûte que coûte, s’efforcer de le rester.