NATIONALE 1 MASCULINE Après BCGO – Tarbes (76-68)

Revue de presse DNA du 08/01/2018 – Article: Loïc SCHAEFFER // Photo: BCGO

Gries-Oberhoffen a bien négocié son retour à la compétition en venant à bout de Tarbes, samedi à domicile. Provisoirement premiers, les Verts abordent la deuxième partie de championnat avec ambition, mais sans pression.

En cette période où la bûche est reine, le BCGO se devait d’éviter l’embûche contre Tarbes, pour son premier match de l’année civile. Les Griesois ont assuré l’essentiel, sans livrer une prestation qui restera dans les annales.

« C’est la première fois qu’on a été autant dominés dans la raquette et au rebond. Il va falloir remettre les points sur les “i” avec certains, disait après la rencontre Ludovic Pouillart. On a une longue ligne droite jusqu’en mai, avec un gros mois de janvier, on ne peut plus y aller “slowly” (doucement, en anglais, ndlr). »

« On a une étiquette »

Parti dans l’inconnu avec une équipe presque totalement remaniée à l’intersaison, l’entraîneur alsacien a vu, comme toute son équipe, ses dents s’allonger au gré des victoires.

Aujourd’hui, les “géants verts” occupent le trône de la Nationale 1, en attendant le match de Saint-Vallier demain. Et cela n’est pas anodin. « On a une étiquette désormais. Être premier, c’est un signal fort : les autres équipes veulent notre peau », avance le technicien.

Cela dit, les joueurs prennent goût à ce statut et n’ont pas d’autre ambition pour la suite que de continuer à tutoyer les premiers de la classe.

« On côtoie des équipes qui avaient affiché des ambitions élevées : Saint-Quentin, Chartres, Saint-Vallier. Nous, notre force, c’est qu’on joue sans pression parce que personne ne nous attendait à ce niveau, explique Romain Hillotte. Deux Espagnols, un Américain et des mecs qui viennent des quatre coins de la France, qui aurait parié que ça allait marcher ? »

La Pro B dans un coin de la tête

L’ailier, originaire des Landes, sait aussi que la route est encore longue. « La Pro B ? Bien sûr, on a ça dans un coin de la tête. Si on regarde les trois dernières saisons, les équipes qui ont terminé en tête ont perdu sept matches. Là, on est à deux défaites, on a de bons temps de passage, mais ça peut aller vite dans l’autre sens aussi. »

Les Griesois, aussi sincères que bons communicants, l’affirment tous : ils prennent « match après match », chaque victoire gonflant un peu plus leurs convoitises.

La capacité du BCGO à tenir le rythme imposé par les grosses écuries dépendra surtout de son aptitude à passer entre les gouttes des blessures. « On a huit joueurs majeurs, on sait qu’on est sur le fil du rasoir », confie Ludovic Pouillart qui vante toujours la « bonne entente » qui règne dans son vestiaire.

« Personne ne pense aux stats. Cette insouciance et ce bien-vivre ensemble, il faut le préserver. C’est par le collectif qu’on vaincra », conclut Romain Hillotte.