Nationale 1 masculine – Après Boulogne – BCGO (58-72)

Revue de presse DNA du 12/02/2018 – Article : Loïc SCHAEFFER // Photo : DNA – Franck KOBI

Davantage sollicité depuis la reprise de janvier, Simon Crétaux répond présent des deux côtés du terrain, avec une faim et une joie de vivre représentatives de la saison folle que Gries-Oberhoffen est en train de vivre.

Lorsqu’à l’entraînement, on enquille 78 lancers-francs d’affilée sans en louper un seul – record à battre –, on est évidemment autre chose qu’un joueur de rotation. Depuis le début de la saison, Simon Crétaux, fin gastronome à ses heures, a largement contribué à assaisonner la mayonnaise qui a bien pris du côté du BCGO, toujours leader ex-aequo de la N1.

Ces derniers temps, les pépins physiques de l’ailier espagnol Asier Zengotitabengoa l’ont propulsé dans le cinq majeur, rendant son apport plus essentiel encore. « J’ai plus de responsabilités, je joue un peu plus et forcément la confiance augmente. Avec la blessure d’Asier, toute l’équipe a dû augmenter son niveau pour continuer à gagner », explique l’arrière griesois.

Leader offensif

Et si on connaissait Simon Crétaux bon défenseur et adepte du catch-and-shoot, il a su se muer en leader offensif. Dans la victoire des Verts, à Boulogne-sur-Mer samedi, il a terminé meilleur marqueur avec 14 unités. Alors que Demond Watt et Asier Zengotitabengoa jouaient sur une jambe et qu’Oumarou Sylla passait des examens après sa crise d’épilepsie, le shooteur a pris les choses en main. Preuve des inépuisables ressources de cette équipe du BCGO. « Ce que je retiens surtout, c’est notre défense. Eux restaient sur neuf victoires de suite à domicile, et on les a tenus à 58 points. On fait des efforts les uns pour les autres », insiste le Nordiste, formé à Liévin.

Ce sens du partage, le barbu chauve le développe également en dehors du terrain. Au BCGO, avec des gaillards tels que Glenn Duro ou Roman Mackowiak à ses côtés, celui qui se décrit comme « très chambreur » n’est pas en reste.

« J’adore les blagues »

« Sur le terrain, j’ai ce côté agressif en défense et parfois un peu bourrin, mais en dehors, j’adore les blagues », confie ce caméléon, qui n’hésite pas à dérober en douce les sodas de ses coéquipiers sur les aires d’autoroute.

Simon Crétaux savoure chaque instant de la saison pour l’heure époustouflante de Gries-Oberhoffen, lui qui a vécu une année compliquée l’an passé avec Vitré, rétrogradé en Nationale 2. Il a su rebondir et trouver en Alsace une terre chaleureuse et des gens passionnés. « C’est une belle région, on y mange bien, et ma compagne y a trouvé du boulot facilement. »

Que demander de plus, alors même que son record aux lancers-francs semble intouchable ? « Je pense qu’il peut être battu… par moi-même », lance-t-il hilare, avec toute la sympathie qui le caractérise. Les paris sont lancés.

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